Sorogoyen maîtrise comme personne les changements de registre et l'art du suspense. Un lieu va être installé et on n’en bougera plus. Il démarre par un magnifique plan-séquence dans lequel Elena, madrilène de 29 ans, reçoit un coup de fil de son fils de 6 ans qui est tout seul sur une plage des landes car son père est parti, et qui voit un homme s’approcher de lui … fin de l’appel du fait d’un manque de batterie. Lire ses 1 326 critiques, Suivre son activité Blog url. Marta Nieto, l'actrice principale, est impressionnante de vérité et de complexité et bouleverse le spectateur de la première à la dernière image de ce film très soigné, ample et magnifique. Autant le court métrage était d’une grande intensité (18 mn d’un seul plan séquence) où une mère espagnole, Elena, découvre au téléphone portable que son fils, de 6 ans, Yván, est perdu, son père Ramon l’ayant laissé sur une plage de la côte landaise, autant le long métrage [dont l’incorporation intégrale du court métrage aurait pu être évitée et remplacée par des dialogues le résumant, réduisant ainsi sa durée trop longue (2h09)] repose sur un scénario qui part dans tous les sens, cultivant l’ambiguïté. C'est vraiment donc pour moi un film d'une très grande maîtrise à tous les niveaux, dont le résultat est en grande partie dû au travail scénaristique d'une qualité indéniable qui a été fait dans le développement du personnage principal. Car l'intrigue laisse aussi planer le doute si oui ou non elle allait emprunter le chemin de la folie pure et simple sans retour possible, ou s'il s'agit simplement d'une instabilité psychologique liée au traumatisme, incluant une part de lucidité et de questionnement suffisant qui permet de lisser l'enjeu dramatique et donc de renforcer la relation entre la mère et le jeune Jean (qui parait comme impossible à priori) vers quelque chose de tangible et même "acceptable" pour le spectateur. Thierry Marcos, Aurélien Chilarski, Emilien Lavaut, Avec Revue de presse | Un lent fondu apparaît sur cette même plage. …Et j’ai beaucoup aimé ça. 47 abonnés Film de Rodrigo Sorogoyen avec Marta Nieto, Anne Consigny, Alex Brendemühl : toutes les infos essentielles, la critique Télérama, la bande annonce, les diffusions TV et les replay. Car ce serait mentir que de dire qu’on ne ressent pas la patte du plasticien dans ce « Madre ». 15 abonnés » 1200 caractères restants. L’intrigue se lance tout de suite. La douleur réside perpétuellement dans le regard de cette mère qui avance tant bien que mal dans la vie. On ressent le poids malgré l’intimisme. ©AlloCiné, Retrouvez tous les horaires et infos de votre cinéma sur le numéro AlloCiné : 0 892 892 892 (0,34€/minute), Chef d’œuvre de délicatesse Lire ses 3 213 critiques, Suivre son activité 1. aiment. Cet adolescent si beau, si vivant risque de lui rappeler avec une douloureuse acuité la perte de son fils. Et puis, elle croise un ado de 16 ans, l’âge de – qu’aurait – son fils. Les lieux de rencontres et de discussions sont très souvent vides, parfois baignés dans des contre-jours remarquablement gérés. Quelque-chose de presque invisible. Il s'agit moins d'un polar que d'un drame intime. Le cinéaste réussit à créer une tension narrative tout en sachant préserver les zones d'ombre de son scénario. Le début est déjà très intéressant en soit et accrocheur, avec une intrigue se déroulant par téléphone avec de l'hors champ tourné tout en plan séquence, et qui s'avère en fait être un court-métrage ayant permis de donner vie à ce long-métrage qui n'est que sa suite... Tout de go, un bond 10 ans après. Site CINEMADOURG.free.fr. Vous aurez encore à deviner ou vous faire votre propre opinion. Et j’avoue que c’est sur cet aspect là que Sorogoyen a su capter mon attention : cet art de l’effacement ou plutôt devrais-je dire de la sobriété. Et moi ça me fait plaisir de retrouver un cinéma comme ça. Aucun développement de ce qui a pu se passer après, des recherches entreprises, des pistes, des explications du père (qui nous reviendra pourtant dans le scénario plus tard… preuve que lui n’est pas disparu, avant on ne savait pas puisqu’on ne nous a rien dit). Contre toute l’attente suscitée par l’amorce du film, Sorogoyen aura su finalement rendre partageable l’émoi d’une rencontre, ce qui est tout de même l’une des plus belles choses que l’on peut espérer du cinéma. Les premières minutes du film rappellent pourtant qu’il s’agit bien du réalisateur de « El Reino » qui est aux commandes. Critiques Presse: Aucune information ... Bande annonce: Aucune bande annonce disponible pour ce film ... Enceinte et débordée, Diana embauche une aide pour s'occuper de son fils atteint d'autisme sévère. Lire ses 833 critiques, Suivre son activité Elena est une femme espagnole de 29 ans, elle est également la maman d'un fils de 6 ans en vacances avec son papa au bord de la mer dans le Sud-Ouest de la France. Une femme devient folle après l'enlèvement de son fils. Avec une grande pudeur, avec beaucoup de finesse, le scénario valse et tangue, explore quelques fausses pistes et finalement se rattrape aux branches, conduisant habilement le spectateur vers une conclusion plutôt cohérente. Or, étonnamment, c’est à mon sens tout l’inverse qui s’est produit avec ce « Madre ». Et cette délicatesse – à ma grande surprise – il a su la trouver. Accueil. Lire ses 76 critiques, Suivre son activité Magnifique ! Qu'est-ce que j'ai adoré ce film !! La plage devient ce lieu de mise à nu. 124 abonnés Le deuxième tome engendre également beaucoup de violence. Tweet. 569 abonnés Rodrigo Sorogoyen semble avoir présumé deses forces, ou péché par excès de confiance en transformant un court métrage en un film de plus de deux heures. Très bonne direction d’acteurs et mise en scène aboutie font de Rodrigo Sorogoyen un réalisateur de plus en plus important. Et puis c’est lent, c’est torturé, abscons, presque sans rebonds. Ce drame psychologique captive de bout en bout en réussissant à contourner tous les clichés du genre. Lire ses 970 critiques, Suivre son activité Critiques Presse: Aucune information ... Bande annonce: Aucune bande annonce disponible pour ce film ... Enceinte et débordée, Diana embauche une aide pour s'occuper de son fils atteint d'autisme sévère. D’ailleurs le film abandonne vite son amorce de thriller au profit d’un film plus posé. Le pitch de "Madre" est particulièrement efficace qui laisse entrevoir un thriller façon "Ne le dis à personne" dont l'enjeu serait d'élucider les conditions de la disparition d'Ivan voire de le retrouver vivant. Mais, pratiqué à ce niveau, l'art du plan séquence inspire plus d'admiration que de réprobation. Retrouvez les 95 critiques et avis pour le film Madre, réalisé par Rodrigo Sorogoyen avec Marta Nieto, Jules Porier, Alex Brendemühl. », a-t-il lancé. J'AIME. On devine que saison après saison, la mère vient travailler sur le lieu de disparition, c’est sa thérapie à elle (pourquoi pas ?). Recrutement | Télécâble Sat. qui se noue entre la femme meurtrie (Marta Nieto) et le jeune homme charmé (Jules Porier), dont l’intensité tient beaucoup à la qualité de ses deux interprètes. Lire ses 164 critiques, Suivre son activité Ex. diaporama. Préférences cookies | Ainsi, « Madre » est tout d’abord un magnifique théâtre où chaque acteur est laissé à son talent. Mais ça, on ne le réalise qu'après coup. Cette rencontre mettra, en quelque sorte à la fin du film, un terme à la quête de cette jeune femme qui ne parvenait pas à faire le deuil. Notez et critiquez. F1i Magazine, la Formule 1 sur internet depuis 1999. D’ailleurs, cette place laissée au spectateur, elle est à la fois le fait de l’écriture, mais elle est aussi et indéniablement la conséquence d’un véritable sens de l’espace qui transpire à chaque plan. Cette volonté d'envisager l'action comme un enchaînement ininterrompu de pics émotionnels se retourne parfois contre le film, qui aurait sans doute gagné à jouer sur une gamme de notes plus large. Les ombres de la sierra madre t.3 - el dedo de dios par Daniel Brecht - Philippe Nihoul aux éditions BD Must. Si le film souffre par moment d’une mise en scène trop visible et lisible [...] il parvient cependant à trouver un éclat dans la relation trouble (projection incestueuse ou véritable histoire d’amour ?) : Qu’éprouve cette mère envers ce fils d’une autre famille, figure du fils qu'elle n'a plus ? Il peut aussi y avoir débat et réflexion sur le parti pris à la fin du film... mais je l'ai trouvé personnellement bien pensée, permettant de clore la trajectoire des 2 personnages, tout en laissant un espoir dans leur relation future, mais aussi de la reconstruction à présent possible d'Elena. Découvrez les 35 critiques de journaux et des revues spécialisées pour le film Mia Madre réalisé par Nanni Moretti avec Margherita Buy, John Turturro, Giulia Lazzarini, Nanni Moretti. Institutrice au chômage et abandonnée par son mari, Magda découvre qu'elle a un cancer du sein. Un film déroutant et implacable. Ce n'est peut-être pas la partie la plus intéressante de "Madre" dont on regrette qu'il prenne ce parti là dans sa seconde moitié - quand bien même l'interprétation toujours juste de Marina Pieto lui évite de sombrer dans le pathétique. Après Reino, thriller confus sur les sombres dessous de politique espagnole, et le début angoissant de Madre, le réalisateur Rodrigo Sorogoyen nous prend à contre-pied et change totalement de registre. Les services AlloCiné | Là où l’on s’attendait à une enquête poursuivant dans la veine du thriller, le film livre une auscultation d’un trouble des sentiments qui ne se laisse jamais enfermer dans l’explicite, et rend compte d’une manière d’être au monde brumeuse et incertaine. Aamoureuse d'Arturo, qui a lui-même tout perdu, Magda est avant tout la mère aimante de Dani, 10 ans.